Coaching et Thérapie

Le besoin de changement se vit de plusieurs manières. Pour certains, il s’agira d’atteindre un objectif précis, de définir les contours d’un projet, de se sentir plus à l’aise avec la prise de parole en public.

Pour d’autres, le changement sera d’abord de rompre avec des habitudes dites négatives, de débloquer les verrous qui empêchent d’avancer, de faire la paix avec des souvenirs douloureux, de traverser une étape difficile. Travailler avec le passé, avec les représentations de son histoire et à partir de l’instant présent, est un chemin qui apporte des clés de mise en mouvement vers soi.

Le coaching et la thérapie sont complémentaires et relèvent d’une énergie différente. En fonction de la personne, de la problématique avec laquelle elle vient, il peut être nécessaire avant toute action de coaching, de prendre soin de l’histoire, d’accueillir les émotions, d’être curieux des événements qui ont pris une importance parfois grandissante. Puis, quand le moment est approprié, inclure du mouvement, se projeter dans l’avenir, faire des expériences dans le présent.

Quelques exemples d’accompagnement :

Estime de soi :

L’estime de soi parle de la valeur que l’on s’accorde et de l’image que l’on a de soi. Le manque d’estime a des conséquences importantes en termes de liberté de penser et d’agir mais a aussi un fort impact sur les relations que l’on peut tisser autour de soi. Se sentir digne d’être aimé permet de nouer des liens plus sains et nourrissants que si l’on contacte l’autre à partir d’un manque. Cette estime de soi est issue d’une construction de long terme dont les bâtisseurs sont les figures d’attachement précoces. C’est pour cela que le manque d’estime de soi est davantage amenée en thérapie qu’en coaching car cela parle de manques profonds et douloureux.

L'accompagnement de Myriam, 39 ans :
Myriam vient me voir pour une insatisfaction globale qu’elle ressent dans plusieurs domaines de sa vie. Son travail ne lui convient pas, ses relations amoureuses ne l’épanouissent pas. Elle se sent inquiète en permanence et prend depuis peu des anxiolytiques. Myriam souhaite apporter des changements pour avoir une vie plus épanouissante. Je travaille avec Myriam sur ses souhaits, sur comment elle se projette en tant que femme épanouie. Cela me donne un materiau important pour faire ressortir les croyances et les scénarios de vie bâtis très tôt dans son enfance. Les séances vont d’abord permettre de dégager ce qui lui tient à cœur et sur les autorisations qu’elle doit apprendre à se donner pour avancer. Puis, nous travaillerons sur ses valeurs, ses talents, ses objectifs de vie pour dégager des actions qui font sens pour elle.

Les troubles du comportement alimentaire :

Dans le cas précis des troubles du comportement alimentaire, l’image de soi se confond avec le trouble. Soi et le symptôme (les TCA) ne font plus qu’un, souvent depuis plusieurs années. Alors, l’identité est souvent très appauvrie : Les valeurs, les projets, et parfois même les rêves font défaut, le seul objectif étant le plus souvent de se débarrasser du trouble alimentaire en question. Dans un premier temps, rompre avec l’isolement qu’impliquent les TCA par une relation d’aide de qualité. Ensuite, en fonction de chacun, explorer l’histoire pour y poser un autre regard et pour nourrir l’identité avec des intentions nouvelles. Faire du trouble un allié (peut être une bonne manière de chercher les valeurs et les buts de vie derrière le problème.

L'accompagnement de Carl, 29 ans :
Carl vient consulter pour se faire aider à se débarrasser de ses « kilos en trop ». Développés pendant l’adolescence, ses troubles du comportement alimentaire ont pris toute la place et les régimes qu’il a tenté de suivre pour y remédier ont été un échec. Ici, j’ai aidé Carl à s’identifier autrement qu’à ses « kilos en trop », ce qu’il fait notamment en associant son passé à autre chose qu’à sa relation avec la nourriture. Cette première étape lui permet de repérer des événements oubliés et de s’approprier d’autres histoires positives le concernant, permettant un apaisement dans le présent et le début d’une relation plus riche avec lui-même.

Après l’accouchement :

Dépression post-partum, baby blues, burn-out parental… des termes qui recouvrent une réalité de plus en plus exprimée par les jeunes mères. Après l’accouchement, une foule d’émotions viennent se placer aux premières loges. Et parfois, ce ne sont pas celles auxquelles les mamans s’attendent, y compris pour un deuxième ou un troisième enfant. Quand elles le peuvent, parce-que permis culturellement ou quand elles ont l’entourage nécessaire, les femmes peuvent s’ouvrir à cette réalité. Parfois, ce n’est pas pensable. Par culpabilité, par incompréhension de ce qui leur arrive, par l’état de fatigue et l’état émotionnel intenses. Alors, se faire aider devient une nécessité pour permettre d’aborder le quotidien avec plus de sérénité.

L"accompagnement d’Isabelle, 41 ans  :
Isabelle a dû suivre un long parcours médical avant de tomber enceinte de son premier enfant. Après l’impatience des 9 mois et un accouchement serein, Isabelle se résout à se faire aider en venant à mon cabinet. Elle se sent coupable de ressentir une fatigue persistante, un manque d’énergie qui l’empêchent de créer un lien joyeux avec son bébé. Elle me confie avoir la sensation continuelle de porter un masque pour cacher à son entourage ce qu’elle vit intérieurement. En tant que thérapeute, j’accueille les émotions d’Isabelle afin qu’elles aient toute leur place dans la relation. Le masque peut tomber le temps des séances et Isabelle peut s’autoriser à ressentir sa peur et son insécurité. L’accompagnement consiste notamment à travailler à partir des fragilités pour les intégrer et non les combattre.